Le canot de sauvetage 

C’est le 3 septembre 1869 que les Sauveteurs de la paroisse de Saint Clément reçurent le premier canot, l’église était construite, la paroisse existait, mais la commune de Saint Clé-ment des Baleines n’était pas créée. Tous les canots étaient identiques et fournis par la So-ciété Centrale de Sau-vetage des Naufragés. Ils étaient conçus spécialement pour remplir leur mission de sauvetage, insubmersibles, ils se redressaient quand ils chaviraient et se vidaient automatiquement de leur eau. L’équipage était constitué de 12 hommes, 10 rameurs, un patron et un sous patron. Pour abriter ce canot, un grand bâtiment fut construit à un endroit facile d’accès par les chemins de terre de l’époque, mais où l’accès à la mer causera de graves soucis. Ce sont les Ponts et Chaussées qui réalisèrent les travaux, l’imposant « arc de triomphe » que nous connaissons aujourd’hui. L’abri d’environ 13 m de long avec une voute cintrée culminant à 5 m était fermé par deux portes monumentales, il était prolongé côté terre et côté mer par une plateforme permettant le maniement du chariot portant le canot.

 

     Etat de la descente

     après une tempête

Le bâtiment, côté terre,

avec le canot et sa porte.

Il était fermé par des portes monumentales. Il ressemble à un arc de triomphe et fut bâti aux frais de la Société de Sauvetage. Le canot était posé sur un chariot, toujours prêt à être mis à l’eau, à condition que la marée soit favorable.  

C’est l’époque du « Gabiou Charron » qui avait pour patron GUIGNARD et comme sous patron RIVAILLE. Le second canot, « Le Forquenot » date de 1919. Le président de la société s’appelait GI-RAUDEAU LEBON, il était assisté de Victor MORIN, maître de phare. Le patron était MAINGUENAUD, le sous patron Théophile RIVAILLE. C’est un cou de canon qui donnait l’alerte quand un bateau était en danger. C’est avec le même esprit que les pompiers que l’équipage embarquait et malgré une mer très souvent agressive, les rameurs partaient en affrontant les déferlantes au péril de leur vie pour plusieurs heures afin de tenter de rejoindre le navire en détresse, éloigné de plusieurs miles. Après le sauvetage, les hommes, épuisés, se laissaient souvent porter à la côte, au plus près et au plus facile. Tous ces hommes méritent le respect et un grand nombre d’entr’eux furent décorés plusieurs fois.

 Le dernier homme d’équipage ayant vécu ces temps héroïques nous a quitté il y a maintenant quelques annés, il s’agissait de Gaston GIRAUDEAU, "le pêcheur", du Gillieux.

L'inauguration de l'Armand Forquenot le 7 mai 1912

Le second canot fut le « Baron Larey  en novembre 1905. C’était un vieux canot construit en 1865 de même type que le « Gabiou Charron ». Les anciens parlaient du « Gabion Charron II », il cessa d’être utilisé en mars 1911 et remplacé pour un peu plus d’une année, de  février 1911 à avril 1912, par le « Saint Philippe et Ste Jeanne de St Faron », canot en bois non redressable, 10,10m de long pour 2,27m de large, amené du Pouliguen, 10 rameurs.

Le dernier canot fut l’« Armand Forquenot », canot en bois neuf, non redressable d’une longueur de 9,80m et 2,60m de large, tirant d’eau en charge 0,56m installé à Saint Clément en avril 1912. Le dernier équipage était commandé par Léonce MASSÉ et Edmond GIRAUDEAU. Dès la fin de la seconde Guerre Mondiale, le Sauvetage en mer dans l'île pris le nom des " Hospitaliers Sauveteurs Bretons ».  En 1966 la station rétaise de sauvetage devient  "Société Nationale de Sauvetage en Mer". 

 

Lorsque la mise à l'eau était impossible, le canot était véhiculé parfois sur plusieurs kilomètres. C'est ce qui arriva le 23 février 1925 lors de l'un des plus dramatiques naufrages arrivé au voisinage de l'île, un cargo espagnol « le  Christina Rueda ». 

Lorsque la mise à l'eau était impossible, le canot était véhiculé parfois sur plusieurs kilomètres. C'est ce qui arriva le 23 février 1925 lors de l'un des plus dramatiques naufrages arrivé au voisinage de l'île, un cargo espagnol « le  Christina Rueda ».

(Evènement développé avec le naufrage de l'"Afrique" et d'autres catastrophes dans le livre "La Pointe des Baleines)

La pêche aux crustacés s’est toujours pratiquée au large de  Saint Clément des Baleines. Les Homardiers villageois, nombreux, s’ancraient face au canot de sauvetage. Les derniers pêcheurs professionnels se sont arrêtés à la fin du siècle dernier. Deux noms de bateaux  très évocateurs, l’ « endormi » et le « pas sans peine » qui portait bien son nom. Les bateaux étaient construits en bois à Ars par « CAZAVANT » dont certains voiliers sont toujours présents dans le fier.

Pendant l’occupation allemande, la pointe des baleines disposait d’une station radar de détection navale très performante destinée à protéger la base sous marine de La Rochelle. Trois pièces assuraient la protection du radar, situé entre le sémaphore et le phare. L’une d’entre elles était installée sur le toit du canot de sauvetage.

                         Quelques cartes postales

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